Soundjata : La gloire du Mali. La grande geste du Mali (Tome 2) – Par Youssouf Tata Cissé et Wâ Kamissoko

Catégorie :

Description

Fiche technique

Éditeur : Éditions Karthala & Arsan
Collection : Hommes et Sociétés Date de publication : 4 novembre 2009 Langue : Français Pagination : 300 pages Format : 16 x 24 cm
ISBN : 978-2811102616

Sommaire

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE, par Jean Rouch ............................................. 5

AVANT-PROPOS ............................................................. 7

CHAPITRE PREMIER. — Prolégomènes ............................ 11

Comment Soundjata accéda au pouvoir
La constitution de l'armée de Soundjata, 11. — Soundjata à Koulikoro, puis à Bankoni, 12. — L'hymne Touba la kôno, « L'oiseau du grand bosquet », 13.

La bataille de Krina ....................................................... 13
La puissance des armées en présence, 13. — Le plan de bataille de Soundjata, 14. — Les satyres de woloso et les exhortations des griots, 16. — Le combat de nuit, 17.

La bataille de Nârèna ..................................................... 17
Soundjata et Nan Koman Djan, héros de Nârèna, 19. — Les prisonniers de guerre et les morts de la bataille, 21. — La fuite de Soumaworo et de son frère Sosso Balla, 21.

Soumaworo disparaît dans la grotte de Koulikoro .......... 22

Soundjata regagne Nârèna ............................................ 23
Discours de Simbo à ses armées, 23. — La répartition des prisonniers de guerre, 24. — La célébration des rites funéraires au lieu-dit Samba fida, 24.

Les vainqueurs de Nârèna en route pour Dakadjalân ...... 24
Le Manden ovationne ses héros, 24. — L'armée prend position autour de Dakadjalân, 25.

Soundjata s'entretient avec le marabout Bougariba Cissé .......... 25
Soundjata proclamé mansa du Manden ................................. 27
Le grand conseil du Manden et ses attributions ....................... 28
Le sort réservé aux prisonniers de guerre du Sosso ............... 29
Un esclave affranchi nommé commandant en chef du Wassouloun .............................................................. 29
Autres décisions importantes prises par le grand conseil ........ 29
Les rois parjures ..................................................................... 30
Les actions militaires et diplomatiques ................................. 30
La mise au pas du Sosso, 30. — Démonstration de force dans l'est du Manden, 31. — L'unification du Manden, 31. — Le rôle des griots, 32. — La soumission des « petits mansa », 34. — Chant à la gloire de Soundjata, unificateur du Manden, 35. — Des lassiguiden, « représentants », remplacent les mansa indigènes, 36. — Soundjata somme le roi Niani Massa Kara de se soumettre, 37.

Soundjata en pèlerinage au mont sacré de Kita ...................... 37
Les Kamara et les Tounkara de Kita, 37. — La source Môkôya dji, « eau de la personnalité », 38.

La charte du Manden nouveau .............................................. 39
Considérations sur l'entente, la liberté, la fraternité et la discrimination, 39 ; — le respect de la vie humaine, 39 ; — la famille, 40 ; — la faim et la famine, 40 ; — l'esclavage, 40 ; — les libertés individuelles, 40.

Les menaces de l'extérieur ...................................................... 41
Perturbations du commerce, 42. — Les actions militaires dans les pays de Bougouni et Ségou, 42. — Les actions diplomatiques auprès des « prêtres rois » Traoré, 42.

La conquête du Djolof et ses raisons ...................................... 43
La révolte des Malinkés de la montagne ................................. 43
La conquête du pays des Maures .............................................. 46
Le Wagadou et le Néma proclamés « principautés » du Manden... 47
La création de garnisons militaires ......................................... 47
La pax mandenka .................................................................... 48
La nouvelle armée du Manden ................................................ 48
La découverte de l'or du Bourén .............................................. 48
Quelle capitale pour le Manden ................................................ 49
La construction de la citadelle royale ..................................... 50

L'année de la grande comète ............................................. 51

L'intronisation de Soundjata ............................................. 52
Les délégations et les chasseurs, 52. — Les rites d'intronisation, 52. —
Le « tour du monde » de Soundjata mansa, 53. — Le défilé des métiers, 53.

L'étendard de Soundjata .................................................. 53
L'exercice collégial du pouvoir, 53.

Les pays alliés et vassaux du Manden .............................. 54
Le Moro Nâba, chef suprême des Mossis, 55. — Faraba Kongo Moussa, chef de guerre de Niamey, 55. — Les marchés de Sofara et Djenné, 55.

L'administration de l'empire ............................................. 56

La flottille du Manden ....................................................... 56

La réserve-or ou « or-fétiche » .......................................... 57

CHAPITRE II. — Clans et lignages du Manden lors de la fondation de l'Empire du Mali .................................................. 59

Les lignages massalens .................................................... 59
Fara Koro Makan Kègni, ses épouses, ses enfants, 59. — Les fà-la bà-la-darama ou « nés authentiques », 61. — La classification des lignages massalens, 62.

Les trente-trois clans de base du Manden ...................... 63

CHAPITRE III. — Les Kamara ............................................. 65

Généralités ........................................................................ 65
Niani Massa Kara Kamara, ses enfants, 65. — Panégyrique de Niani Massa Kara Kamara, 66. — Les Kamara, « propriétaires » de la terre du Manden, 67. — Les cinq maisons de rois Boula, 67.

Niani Massa Kara Kamara, roi de Niani-Kouroula .......... 68
Le résistant, 68. — Le rebelle, 68. — Fakoli Doumbia se porte volontaire pour réduire N.M.K. Kamara, 70. — Le roi aux armures en fer et aux douze flèches en cuivre, 70. — Kènda Kala Niagalén, épouse favorite de Massa Kara, 70. — Le jeu de wori, 70. — Niani Massa Kara trahi par sa favorite, 72. — La bague « fétiche » du roi, 73. — L'aubade au roi : le djandjon, chant de vaillance, 75. — Niani Massa Kara assassiné dans son bain, 77. — Massa Dan Ni Kama, héritier « spirituel » de Massa Kara, 77. — L'hymne « La colombe blanche », 78. — La nature de la trahison féminine, 79. — Fakoli assomme publiquement Kènda Kala Niagalén, 81. — Les 7 777 mystères inhérents à l’âme féminine, 81. — Fakoli jaloux de la popularité de Tiramakan, 82.

Massa Dan Ni Kama promu chef de guerre du Sendougou .... 83
L’expédition contre le Bintinia, dans la montagne, 83. — La percée de la montagne de Kalassa, 83.

CHAPITRE IV. — La conquête du Djolof ............................ 87

Soundjata envoie son cousin Wourè-Wourè Solomani acheter des chevaux dans le Katjori (Cayor, Sénégal), 87. — Wourè-Wourè Solomani dans la cour du roi du Djolof, 88. — Le roi Djolofing Mansa confisque les chevaux du Manden, 88. — L’annonce de cette « mauvaise nouvelle » à Soundjata : la tentative de Noun Fayiri le forgeron ; la tentative du jina Foussamà ; Balla Fassèkè Kwâté et le panégyrique de Soundjata, 88. — Tiramakan se porte volontaire pour marcher contre le Djolof, 91. — Sitan Fata Diawara, ancêtre des griots de Kéla, accompagne Tiramakan, chef de l’expédition contre le Djolof, 92. — Traversée périlleuse du Balé (fleuve Gambie), 93. — Le sac de Bassé-Sounkoro et de son territoire, 94. — Djolofing Mansa décapité, et ses reliques saisies, 95. — Soundjata chante le vainqueur du Djolof, 96. — Les Diawara de Kéla, gardiens des « reliques » faran de Djolofing Mansa, 98.

CHAPITRE V. — Les forgerons et les griots du Manden ....... 101

Origine du « cousinage » entre forgerons et griots du Manden .... 101
Noun Fayiri, le maître fondeur concubin de Toumoun Maninian, la griotte de talent, 102. — Devise de Noun Fayiri, 102. — Les amants de minuit, 103. — Les djòkò-ladjiguin, enfants de Noun Fayiri et de Toumoun Maninian, 105.

Les forgerons du Sosso ........................................................ 106
Dabi, premier village des forgerons Kanté, 106. — Le débitage des blocs de fer, 106. — Le panégyrique de Soumaworo Kanté, 107. — Chant et musique rituels des forgerons, 107. — Panégyrique des forgerons, 109. — Les génies-ancêtres des forgerons et leurs résidences, 110.

Histoire et fassa des Kwâté, griots attitrés des Massalens ........ 111
Les Kwâté, premiers griots du Manden, 111. — Rites et chants réservés aux Kwâté, 112. — Comment les Massalens chansonnent leurs griots, 115.

CHAPITRE VI. — Les derniers jours de Soundjata .............. 117

Le patronyme Keïta ........................................................... 120
Son origine, 121. — Réflexion sur la valeur des patronymes, 121.

Les objets « magiques » de Soundjata .............................. 122

Les dernières volontés de Soundjata ................................. 123
Le mansa se soucie de son « héritage », de son œuvre, 123. — Bemba Kanda, dernier né de Soundjata et ancêtre des Keïta de Kangaga et de Figuira, 124. — L’instauration du worotè, « rite du mariage » au Manden, 124. — La dignité, « l’authenticité » et le respect dû à l’autre proclamés valeurs suprêmes du mariage malinké, 126. — Le respect dû aux griots et aux marabouts, 127.

CHAPITRE VII. — L’interrègne ........................................ 131

La mort de Simbo : l’annonce rituelle ................................... 132
Les rites mortuaires ................................................................. 133
L’inhumation du mansa ....................................................... 134
Crimes et passions sous la régence ......................................... 134
La levée de deuil et la désignation du successeur de Soundjata ... 135

CHAPITRE VIII. — Les funérailles de Soundjata ............... 137

Les trente-trois clans du Manden aux funérailles de Soundjata ... 137
Les griots Kamissoko de Krina célèbrent les premières cérémonies, 138.

Les pantomimes de guerre et de chasse .............................. 139
Le tir à l’arc (kala gossi), 139. — Le Manden célèbre son mansa, 140. — Soundjata, l’homme prédestiné, 142. — Les sounounkés, 143. — Signification des mots sanka et sambalabé, 144. — Les rites des confréries de chasseurs, 147. — L’immolation d’un taureau de sept ans et sa signification, 148. — Réflexion sur le djogo, « caractère », 148. — Les valeurs intrinsèques de Soundjata, 149. — Les Kouloubaly, « fils aînés » des Massalens, maîtres des funérailles de Simbo, 150.

CHAPITRE IX. — Les Peuls du Manden .............................. 153

L’origine première des Peuls .................................................. 154
La naissance de la race peule, 154. — Un ancêtre des Peuls chez Mahomet, 155. — Mahomet offre à So Labàti un couple de bovins, 156. — L’origine légendaire des grands animaux de chasse, 156. — So Labàti retourne à So Okolo, dans le Wagadou, 158.

Des Peuls s’installent dans le Fouladougou et le Brigo ........... 158
L’origine des Ba-Sidibé, 161. — La devise des Peuls, 161. — L’exode des Peuls du Fouladougou, 162.

L’armée du Bintou Mari ravage le Manden et ses provinces peules ........................................................................ 163
L’armée de Bintou Mari, 163. — Après le brigandage, la guerre, 165. — La devise de Bintou Mari, 165. — Bintou Mari dans les Monts mandingues et le Fouladougou, 167. — La fin de Bintou Mari, 168.

La fondation du Wassolon .................................................. 169
Les esclavagistes peuls chez Boumbounlo Lamini, chef des brigands du Manden, 171. — Des Peuls du Fouladougou s’installent dans le Wassolon, 172. — Les Wassolonkés cultivent la tradition d’honneur de leurs ancêtres, 174.

Les Peuls du Fouladougou à la recherche de leurs frères .... 175
L’armée peule devant Dakadjalân, 176. — La stratégie de Manden Fakoli contre les Peuls, 177. — Les Peuls retrouvent leurs frères installés au Wassolon, 178.

La guerre des Peuls ............................................................ 179
Les prétextes, 180. — La bataille de Damaganfarani : la légende de Kondjoba ; Koumou et son forgeron Niamori ; le génie-serpent éprouve le courage des deux hommes ; l’alazena porteuse d’un moignon de queue ; l’hymne kondjoba, 182. — L’épilogue de la bataille de Damaganfarani ; les frères ennemis : Nan Koman Djan et Naba Koumou, 194. — Niako, berceau des Massalens de Nârèna et de Niagassola, 195. — Précisions sur la bataille de Damagan Farani, 196. — Devises de Nan Koman Djan et de Naba Koumou, 197. — Rivalité entre ces deux frères, 198. — Raisons de la révolte peule, 199. — Nan-Koman Djan s’apprête à quitter le Manden pour Kong, 199.

CHAPITRE X. — Nan Koman Djan et la guerre de succession de Soundjata .................................................................. 201

Nan Koman Djan et l’héritage de Soundjata, 201. — Nan-Koman Djan quitte Nârèna pour Kong, 202. — La bénédiction des marabouts de Kong, 202. — L’armée de Kong-Koman devant Samalén, 203. — Les génies tutélaires de Samalén, 203. — Kong-Koman s’attache le service d’un griot Kamissoko de Krina, 204. — Nan-Koman Djan chez les marabouts de Mânfara, 204. — Nan-Koman Djan meurt brutalement, 205. — Dibi et Nan-Seylan font le serment de châtier les Malinkés de leur forfaiture, 205. — Le Manden se soumet sans conditions à Dibi et Seylan, 205. — Nan-Balla, héritier spirituel de Nan-Koman Djan, 205. — Niani Mansa Mamourou, 206.

CHAPITRE XI. — Questions-Réponses .............................. 207

Le patronyme Keïta, 207. — La descendance de Soundjata, 207. — Les mansa du Manden avant Soundjata, 209. — Le symbolisme des nombres, 212. — À propos de la caste des jowè ou jina et de leur origine, 214. — Le testament du mansa, 214. — Les dankoun, « fourche », « triangle » et « croisée des chemins », 217. — L’intronisation et les ornements du mansa, 219. — L’administration de l’empire, 220. — Les castes du Manden, 221. — Les daro, « cloches sacrées », 221. — Début de l’année malinké, 222. — Les minerais de fer, 222. — Kaba (Kangaba) et son sanctuaire Kama blon, 223. — Soundjata en exil : sa jeunesse, son initiation, ses activités, 227. — Néma ou Méma, 228. — À propos de Takkeda (Tiguida des Malinkés), 230. — Les limites de l’empire, 230. — Soumaworo fut-il le fondateur d’un État unifié du Manden ?, 231. — L’armée de Soumaworo, 232. — Rapports entre le Sosso et les Soussous, 233. — La naissance des castes du Manden, 233. — La mort de Soundjata : où et dans quelles circonstances, 236. — Les surnoms et titres de Soundjata, 237. — Les rites islamiques interdits à l’occasion des funérailles de Soundjata, 238. — À propos de l’abolition de l’esclavage, 240. — À propos de Kolly Tenguéla et des Déniankés, 240. — À propos de l’abandon de Dakadjalân à la mort de Soundjata, 242. — Boumbounlo Lamini et ses brigands, 242. — Les successeurs de Soundjata, 243. — À propos de l’origine des Peuls et de leurs rapports avec les forgerons, 244. — Le comput du temps chez les Malinkés, 248. — La guerre des Sogonis, bande de jeunes gens masqués, 256. — Présentation des interventions de Wa Kamissoko sur le Wagadou et le Songhoï, 260. — Dinga, ancêtre légendaire des Soninkés, 261. — La chaîne initiatique, l’hyène et le vautour sacrés de Dinga, 262. — Les hymnes à la vaillance : djandjon et guiandjon, 263. — Les nains et les génies, 263. — Les tambours royaux du Wagadou et l’usage qu’on en faisait, 263. — Rapports de parenté entre Soninkés et Malinkés, 265. — Fotigui, ancêtre historique (?) des Bambaras, 266. — Les Peuls vivaient-ils dans le Wagadou avant le meurtre du serpent Bida ?, 266. — Le vautour et l’hyène, incarnation de la puissance de Pharaon et de Dinga, 267. — Les neuf Adama ou Arama qui les premiers commandèrent au monde, 269. — Faran Makan, héros légendaire du fleuve Niger, 269. — Les Bellas, descendants des Kakolos ou Kagoros et premiers maîtres du fleuve Niger, 270. — Plaidoyer de Wa Kamissoko en faveur de la collaboration entre traditionalistes et chercheurs, 270. — Conclusion, 271.

BIBLIOGRAPHIE .......................................................... 273

INDEX ........................................................................... 281

TABLE DES CARTES ET FIGURES .................................... 292

Table des matières reproduite à titre informatif.

Soundjata : La gloire du Mali constitue le second volume de La grande geste du Mali. L’ouvrage est consacré au long règne de Soundjata Keïta, fondateur de l’empire du Mali au XIIIᵉ siècle. Fruit d’une enquête de terrain menée sur plusieurs décennies par Youssouf Tata Cissé auprès du grand griot Wâ Kamissoko et de notables mandingues, l’ouvrage restitue une tradition orale d’une richesse exceptionnelle.

On y découvre non seulement le récit des grandes batailles – notamment Krina et Naréna – mais également les stratégies politiques, diplomatiques et territoriales qui ont permis l’unification du Manden et l’émergence d’un État structuré. Le texte éclaire aussi la proclamation de la Charte du Grand Manden, la découverte des mines d’or du Bouré et la mise en place des bases économiques et sociales de l’empire.

Au-delà de l’épopée héroïque, ce volume apporte des informations précieuses sur les clans, les lignages, les forgerons, les griots et les dynamiques sociales du Mandé médiéval. Il constitue ainsi une contribution majeure à l’histoire médiévale de l’Afrique de l’Ouest.

📌 Pourquoi Soundjata : La gloire du Mali est important ?

Ce volume est fondamental pour comprendre Soundjata non seulement comme héros épique, mais comme stratège politique et fondateur d’État.

Il permet :

  • de dépasser la version simplifiée du mythe,
  • d’accéder à une tradition orale documentée et contextualisée,
  • de comprendre les structures sociales et lignagères du Mandé.

 

Dans l’historiographie du Mali médiéval, le travail de Cissé et Kamissoko occupe une place essentielle : il s’agit d’une source issue directement de la tradition mandingue, transcrite et analysée avec méthode. Ce n’est ni une simple vulgarisation, ni un récit romancé, mais un matériau historique précieux.

Aujourd’hui, ce livre reste pertinent car il rappelle que la formation des États ouest-africains repose sur des dynamiques internes complexes, loin des clichés coloniaux.

👥 À qui s’adresse-t-il ?

Ce livre convient :

  • Aux étudiants en histoire africaine, qui y trouveront une source essentielle.
  • Aux chercheurs et passionnés avancés, intéressés par la tradition orale et la construction des États médiévaux.
  • Aux lecteurs engagés culturellement, souhaitant approfondir la figure de Soundjata.

 

Il est moins adapté à un débutant complet, car le niveau de détail est dense et exigeant.

🧠 Notre avis éditorial

Regard critique sur Soundjata : La gloire du Mali

L’un des grands points forts de ce volume réside dans l’abondance de détails et la cohérence des récits recueillis. Les descriptions des batailles, des clans et des lignages enrichissent considérablement notre compréhension du Mandé médiéval.

Cependant, deux limites peuvent être relevées :

  • Contrairement au Tome 1, il ne propose pas de version bilingue, ce qui peut frustrer les lecteurs intéressés par la langue originale.
  • Il est parfois difficile de distinguer clairement la voix de Wâ Kamissoko de celle de Youssouf Tata Cissé, ce qui peut créer une légère confusion dans la lecture.

 

Apport réel de Soundjata : La gloire du Mali

Ce volume éclaire avec précision :

  • l’expansion territoriale de Soundjata,
  • les structures sociales du Mandé,
  • les bases économiques de l’empire (notamment l’or du Bouré),
  • les rites liés à sa mort et à la levée de deuil.

 

Il constitue une contribution de grande valeur à l’histoire médiévale du Mali.

Comparaison avec le Tome 1

Le Tome 1 posait les bases de la geste et offrait un accès bilingue précieux à la tradition orale.

Le Tome 2 approfondit le règne lui-même et entre dans une dimension plus analytique et politique.

Les deux volumes sont complémentaires : le premier introduit, le second structure et développe.

Conclusion

À lire absolument pour quiconque souhaite comprendre la figure de Soundjata au-delà du mythe et accéder à une version historiquement étayée de la fondation de l’empire du Mali.

Information : La couverture de ce livre provient du site de l’éditeur Karthala et est utilisée ici à titre d’illustration pour présenter l’ouvrage.

Informations complémentaires

Auteur

,

Éditeur

Langue

Zone

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Soundjata : La gloire du Mali. La grande geste du Mali (Tome 2) – Par Youssouf Tata Cissé et Wâ Kamissoko”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *